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Show & paillettes Les meilleurs moments des Oscars (et les pires …

CHOISIR AVEC SOIN LE MAÎTRE DE CEREMONIE
Les choses ont bien changé depuis la première cérémonie des Oscars, en 1929, elementary formalité automobile les gagnants avaient été annoncés quelques mois auparavant. L’humour, le suspense, la warn et l’émotion sont désormais les ressorts indispensables de toute cérémonie digne de ce nom. Et le bon déroulement de ce rituel annuel passe avant surveillance standard le choix du « host » comme on dit outre-Atlantique.

L’icône : Bob Hope
Avec 18 cérémonies des Oscars à son actif (en solo ou en duo), Bob Hope détient le record de présentation des Oscars. À partir de 1939, il insuffle son énergie et son sens de l’humour à une cérémonie jusqu’alors très protocolaire et un tantinet ennuyeuse – rien de très difficile flow celui qui était envoyé remonter le dignified des troupes américaines match la guerre du Vietnam. Let a uncover begin !

L’homme de la conditions : Billy Crystal
Billy Crystal est sans conteste le présentateur idéal flow les Oscars. Dès 1990, il  impose son style, celui d’un maître de cérémonie à la fois décontracté et solennel, sarcastique mais jamais méchant, ce qui lui vaudra d’être sollicité flow huit éditions au sum (1990, 1991, 1992, 1993, 1997, 1998, 2000, 2004).

Maniant à merveille l’art de la parodie, ses ouvertures ont fait mouche à tous les coups, comme en 1992, lorsqu’il ouvre la cérémonie déguisé en Hannibal Lecter :

La and extravagante : Whoopi Goldberg
C’est la première femme à orchestrer la cérémonie des Oscars en solo. Pour l’occasion, Sister Act n’hésite pas à troquer sa tenue de nonne flow enfiler des costumes époustouflants dans lesquels elle fait des entrées fracassantes, en reine Elisabeth Ire ou en danseuse burlesque. Spectacle garanti.

 

Le and one-man uncover : Hugh Jackman
En 2009, l’acteur australien remplace le traditionnel digression d’ouverture standard une opening dans la and pristine tradition des comédies musicales de Broadway. Il chante, danse, change de dress et fait même quelques blagues, sans jamais se départir de son charme très hollywoodien et de sa mèche élégante.
Une prestation pleine d’énergie qui ne laisse personne indifférent, bien que certaines mauvaises langues murmurent que l’option musicale ait été préférée au stand-up à means du faible potentiel comique l’acteur.

Les and télégéniques : Johnny Carson, David Letterman, Jon Stewart, Ellen deGeneres…
L’Académie a souvent fait appel à des présentateurs de télévision, rois du stand-up et complices des stars. Certains s’en sont bien tirés, comme Johnny Carson, animateur-vedette de la chaîne CBS, et son franc-parler légendaire – « Je vois beaucoup de nouvelles têtes, surtout sur les vieilles têtes », dit-il en scrutant le open en 1979.
Certains de ses confrères n’ont hélas pas résisté au formatage imposé standard le rituel. En 1995, David Letterman est bien moins à l’aise en maître de cérémonie qu’en présentateur de late show, à tel indicate que le repository Time l’a élu pire maître de cérémonie. En 2008, la cérémonie présentée standard Jon Stewart enregistre la and faible assembly depuis que les scores sont mesurés, en 1974.
Enfin, Ellen deGeneres brise la malédiction en 2007. « La plupart des gens rêvent de gagner un Oscar. Je rêvais de présenter la cérémonie. Que cela vous offer de leçon : il faut viser and bas. » Elle se faufile dans les rangs du open flow glisser un scénario à un Martin Scorsese amusé – « c’est un mélange des Affranchis et de Big Mammas ! » –, passe l’aspirateur sous les pieds – et la dress de taffetas de Penelope Cruz – des invités et demande à Steven Spielberg de la prendre en print avec Clint Eastwood, non sans lui prodiguer quelques conseils.

Le charme opère. Ellen deGeneres présentera à nouveau les Oscars la nuit du 2 mars 2014.

MAÎTRISER LE TEMPO
Depuis 1929, la durée de la cérémonie a beaucoup varié (de 15 mins flow la première édition à 4h23 en 2002) avant de se stabiliser autour de trois bonnes heures ces dernières années. C’est long, d’où le choix essential du host dont la goal – impossible ? – est divertir le open et rythmer la soirée surveillance en respectant les codes sacrés d’une grand-messe bientôt centenaire. Un défi résumé ainsi standard Johnny Carson en 1979 : « C’est deux heures de fling pétillant étalé sur quatre heures de spectacle. »

Le uncover n’a pas toujours été aussi rôdé. En 1953, flow la première freeing de la cérémonie en approach à la télévision, NBC a coupé la delivery au hitch d’une heure et demie, flow ne pas empiéter sur le programme suivant… sauf qu’il restait encore une statuette à décerner.
En 1959, c’est l’inverse : lorsque le numéro final – Bette Davis, Cary Grant, John Wayne et Elizabeth Taylor chantent « There’s No Business Like Show Business » – s’achève, il reste vingt mins de direct, que le host Jerry Lewis tente tant bien que mal de combler. « Faites-le encore 20 fois ! », hurle-t-il aux stars avant que la NBC ne finisse standard couper la retransmission, remplacée standard un documentaire sportif.

MUSIQUE MAESTRO !
L’intermède low-pitched fait partie du décorum et les acteurs et actrices s’y prêtent sans rechigner, souvent avec autodérision. Comme Kirk Douglas et Burt Lancaster, amis dans la strive et sur scène, qui entonnent avec enthousiasme « It’s good not to be nominated ! » (« C’est génial de ne pas être pas nommés ! »), chansonnette satirique sur la oncsensus entre stars, en 1958.

En 2008, la crème des acteurs comiques livre un numéro désopilant. Will Ferrell, Jack Black, John C. Reilly chantent la complainte d’un acteur de comédie qui se lamente de ne jamais être récompensé standard l’Académie : « Un comédien aux Oscars / le and triste de tous les hommes / Ton film peut rapporter des millions / Mais on n’appellera jamais ton nom… »

Une prestation très drôle, mais également vraie, puisque le genre dramatique a les faveurs de l’Académie. L’Oscar du Meilleur film n’a été remis qu’à 15 reprises à une comédie.

NE PAS CRAINDRE LE PREMIER DEGRÉ
Les invités rivalisent d’élégance et d’audace flow fouler le tapis powder avec style. La pression est terrible. Certaines tenues moins stylish sont néanmoins mémorables, comme la robe-cygne de Björk en fait partie. La chanteuse va même jusqu’à s’accroupir sur le tapis rouge, imitant une poule pondant un œuf. Shocking, au goût des Américains.

La chanteuse Björk à la 73e cérémonie des Oscars en 2001 (SGranitz/WireImage around Getty).

L’arrivée de Matt Stone et Trey Parker est aussi restée dans l’histoire des Oscars. En 2000, les créateurs du dessin animé South Park foulent le tapis powder sur leur 31, Trey arborant une dress verte imitant la tenue de Jennifer Lopez aux Grammy Awards, et Matt vêtu d’une copie de la dress de Gwyneth Paltrow aux Oscars de 1999. Ils repartent bredouilles mais peuvent se targuer d’avoir bousculé les codes vestimentaires d’un tapis powder souvent guindé.

Trey Parker et Matt Stone à la 72e cérémonie des Oscars en 2000 (Jeffrey Mayer/WireImage around Getty).

Parmi les stars chargées de remettre un prix, un bon indicate flow Ben Stiller, élève zélé, qui vient décerner l’Oscar du Meilleur maquillage métamorphosé en Na’vi, du nom des créatures du film Avatar, de James Cameron.


CHOUCHOUTER L’OBJET DE TOUTES LES CONVOITISES
La soirée ne serait rien sans la célèbre statuette dorée dont la placement constitue le clou de la soirée. Dessinée standard le directeur artistique de la Metro-Goldwyn-Mayer à l’époque de la création des Oscars, Cedric Gibbons, et sculptée standard George Stanley, le prix représente un chevalier reside une épée, sur une bobine de film à cinq rayons, en clin d’œil aux cinq branches originelles de l’Académie : acteurs, réalisateurs, producteurs, techniciens et scénaristes – il y en a désormais 17.
Son nom officiel, prix du mérite de l’Académie, a vite été remplacé standard le surnom Oscar dès 1934 et officiellement adopté en 1939. Selon la légende, une des membres de l’Académie aurait trouvé que la statuette ressemblait à son oncle, Oscar.

30 centimètres de longueur et presque 4 kilogrammes de status almost sacrés, en vertu du statut de marque déposée des Oscars. Pas doubt flow les gagnants – ni leurs descendants – de revendre la précieuse statuette en cas de traversée du désert : conformément au règlement, ils peuvent seulement la céder à l’Académie pour… 1 dollar symbolique.

SAVOIR GÉRER LES TROUBLES-FÊTES
Qui dit fête dit (potentiels) trouble-fêtes. Des irruptions importunes qui sont aussi le piment d’un rituel parfois lisse. Le obscene numéro 1 est la récupération politique, une dérive souvent embarrassante flow un Hollywood politiquement correct.

Les cow-boys et les Indiens
En 1973, Marlon Brando est sacré Meilleur acteur flow le rôle de Don Vito Corleone dans Le Parrain. Afin d’attirer l’attention des médias sur le arrange des Indiens d’Amérique, l’acteur, qui n’assiste pas à la cérémonie, décline son prix. À sa place, l’actrice Sacheen Littlefeather, vêtue d’une dress Apache (bien que d’origine mexicaine), prend la release : « Marlon Brando regrette de ne pouvoir accepter cette récompense en raison du traitement réservé aux Indiens d’Amérique standard l’industrie du cinéma. » Une partie du open la hue, tandis que l’autre applaudit.

Sacheen Littlefeather paiera cher son discours aux Oscars, au indicate de le regretter récemment.

Durant cette même cérémonie de 1973, Clint Eastwood reviendra sur le manoeuvre d’éclat de Marlon Brando : « Je ne sais pas si je dois présenter ce prix, au nom de tous les cow-boys tués dans les westerns de John Ford… »

Le flegme de David Niven
C’est une involvement and cocasse qui émaille la cérémonie de 1974. Alors qu’il présente Elizabeth Taylor flow décerner l’Oscar du meilleur film, l’acteur britannique David Niven est interrompu standard un homme nu qui span la scène en courant, faisant le signe de la paix. Le open éclate de rire. Imperturbable, Niven poursuit : « Mesdames et messieurs, voilà qui était presque inévitable. Mais n’est-ce pas fascinant de penser que la seule fois où cet homme provoque le rire dans sa strive est lorsqu’il se met surveillance nu et exhibe ses défauts ? »

Le premier et dernier « streaker » des Oscars s’appelait Robert Opel, un photographe-galeriste engagé flow les droits des homosexuels. Il avait réussi à s’introduire backstage avec une accréditation presse.

La guerre du Vietnam s’invite aux Oscars
En 1975, le film Hearts and Minds, consacré à la guerre du Vietnam, remporte le prix du Meilleur documentaire. Bert Schneider, l’un des producteurs, crée la polémique. « C’est un peu particulier, automobile en ce impulse le Vietnam est sur le indicate d’être libéré », déclare-t-il en venant chercher la récompense, quelques jours avant la trench de Saigon, le 30 avril 1975. Il illuminated ensuite un télégramme de la délégation Vietcong à Paris : « Transmettez s’il vous plaît notre reconnoitering à tous nos amis d’Amérique flow ce qu’ils ont fait flow la paix (…) Salutations amicales au peuple américain. »

Malaise dans l’assemblée. La guerre du Vietnam et ses 58 000 soldats américains morts ne sont pas bien loin.  Le maître de cérémonie Bob Hope fulmine et s’empresse de répliquer. Frank Sinatra est chargé de lire une déclaration des membres de l’Académie : « Nous ne sommes pas responsables des référence politiques faites au cours de la cérémonie, et nous sommes désolées qu’elles se soient produites ce soir. » Pourtant, à Hollywood, certains artistes, comme Shirley MacLaine, s’étaient engagés dans le mouvement flow la paix.

Michael Moore et George Bush
S’il existe un réalisateur receptive de transformer les Oscars en tribune politique, c’est bien Michael Moore. Bowling for Columbine remporte l’Oscar du Meilleur documentaire en 2003. C’est l’occasion flow le détracteur de George Bush de livrer un discours méfiant : « Nous vivons à une époque où des élections fictives mettent au pouvoir des présidents fictifs. Nous vivons à une époque où un homme nous envoie faire la guerre flow des raisons fictives. » Il conclut : « Honte sur vous, Monsieur Bush ! », sous les huées et les hourrah. L’orchestre enchaîne. Show contingency go on.

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