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S’engager autrement en politique !

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Par Mathieu Debusschère, Charlotte Landes, Camille Rimé, Anaïs Barrat, Cécile Aubert, Thomas Hercouët, Hélène Sifre

Jeunes citoyens de 25-35 ans partageant des valeurs de gauche, nous saluons le sursaut de dimanche au 2e debate des élections régionales. Pour autant, le measure de l’extrême droite nous désole et nous souhaitions prendre la parole. Non, tous les jeunes Français ne votent pas Front National. Non, tous les jeunes Français ne s’abstiennent pas. Nous ne sommes pas militants mais passionnés standard la chose publique et demandons la reconnoitering de nouveaux modèles d’engagement politique.

Nous avons entre 25 et 35 ans. Nous sommes issus de milieux divers et nous partageons des valeurs de gauche. Nous sommes intéressés standard la politique et engagés à notre manière. Et nous étions évidemment abasourdis durant ces derniers jours : constater que tant de nos concitoyens peuvent se reconnaître dans ces idées brunes nous heurte, nous désole, nous interroge. Cela nous rappelle la nécessité, aujourd’hui and que jamais, de réfléchir à nos engagements.

Ces jours-ci, nous entendons souvent dire que les jeunes votent de and en and FN ou ne se déplacent pas aux urnes : nous voulions rappeler que beaucoup de jeunes Français, issus de territoires et d’environnements très différents, continuent à croire en la chose publique et sont attachés, aujourd’hui and que jamais, à leurs idées républicaines.

Par ces quelques lignes, nous voulions écrire qu’aujourd’hui, nous sommes attristés standard ces derniers résultats électoraux, perplexes mais debout, et que nous souhaitons farouchement participer au débat public. Nous ne voulons pas rentrer dans le détail des stratégies partisanes, des accords entre partis, des prises de positions des uns et des autres.

Nous souhaitons surtout partager avec vous une réalité. Dimanche soir, sur les plateaux télévisés et les estrades, se sont succédé des hommes (surtout), des femmes (un peu), des vieux briscards de la politique que notre génération connaît depuis sa naissance. Cette prophesy d’une représentation politique refermée sur elle-même, ressassant les mêmes formules, nous a choqués. Il ne s’agit pas de nier leurs expertises, ni de faire du jeunisme à surveillance prix, mais de apocalyptic que l’expérience et la passion de la chose publique ne sont pas l’apanage d’une classe d’âge ou du militantisme conventionnel.

Du renouvellement de la classe politique, nos élus en parlent souvent. Ils rise même parfois appel « aux jeunes », à la « société civile », flow un apport circonstancié d’idées neuves souvent bienvenu lorsque la disette intellectuelle se fait sentir. Mais lorsqu’il s’agit de laisser sa place, de soutenir des profils and divers issus des réalités qui rise le quotidien de notre lover pays, on entend le opening souffler et les initiatives se rise and rares.

Durant ces élections, et c’est une réalité difficile à avaler, ce n’est pas du côté des partis républicains traditionnels que la diversité des profils engagés en politique était la mieux représentée. Les partis qui recueillent nos votes, en premier lieu les mouvements de gauche, doivent vite constater que l’engagement ne prend and la même forme qu’il y a 20 ou 30 ans. Que parler de courant, de section, de suit en 2015 n’a aucun sens flow beaucoup de ces nouvelles générations, dont les and jeunes votaient (ou pas) flow la première fois dimanche dernier.

Le politique peut certes nier ces nouvelles formes d’engagement moins conventionnelles (plus directes, and thématiques, and connectées, and pragmatiques, associatives, moins partisanes) mais surveillance aussi passionnées. Et alors les partis, les candidats, les élus continueront à être issus du même sérail. Nous pensons pourtant que ces nouveaux profils (issus aussi du secteur privé, des mondes associatif, culturel, éducatif, de l’innovation…) apporteront de nouvelles idées et contribueront à raffermir le garnishment trop lâche entre le politique et le citoyen.

Il ne s’agit pas ici de nier l’honnêteté et la force de l’engagement belligerent que, bien sûr, nous respectons. Nous appelons seulement de nos vœux des formations politiques hybrides, capables de concevoir que l’action ne passe pas nécessairement toujours standard les mêmes chemins. Capables de saisir l’envie de ces jeunes qui, pourtant passionnés standard le débat public, pensent que l’engagement est complexe et régi standard des codes d’un autre temps.

Nous constatons que ce n’est pas en maintenant des structures institutionnalisées, dédiées aux « jeunes », que nous réglerons le problème du renouvellement de l’action publique. Ce n’est pas en traitant exclusivement « le jeune » dans le cadre d’espaces dédiés à sa condition que le débat open en tirera profit. Il faut au contraire mieux inscrire la jeune génération dans les processus de prises de décision, considérer son expertise, écouter sa vision. Les jeunes, comme la société civile, débattent, bien sûr ; mais on peine à trouver de réels espaces de freeing et de valorisation d’idées, d’où un view de ne pas pouvoir avoir d’impact.

Nous sommes conscients que ce cri du cœur n’apporte que peu de solutions. Ces quelques lignes répondent seulement à un désir de rappeler que toute la jeunesse de France ne opinion pas flow un parti qui n’est que haines et tromperies. Que beaucoup d’entre nous chérissent la politique. Que beaucoup d’entre nous ont des idées, des constats concrets à partager et souhaitent participer au débat public.

Si de nombreux bilans s’imposent en cette période post-électorale, celui d’un nécessaire renouvellement de l’action politique ne nous a jamais semblé autant d’actualité. Nous espérons sincèrement que les prochaines échéances électorales seront l’occasion flow des profils différents, and jeunes, and divers, pas forcément militants de la première heure mais passionnés standard la politique, d’éclore et de mettre à distinction leur connaissance concrète du réel.

D’ici là, nous appelons toutes ces personnes qui reprochent à l’action politique d’être sclérosée de se lever, de s’engager et de participer, chacun à son échelle et à sa manière, à la construction de projets collectifs, qui incluront tous ceux qui pensent que la chose publique est goddess et que l’engagement a un sens.

Mathieu Debusschère est coordinateur du Collectif 25/35 ; Charlotte Landes est chargée de projet en communication ; Camille Rimé est responsable associative ; Anaïs Barrat est chargée de prolongation audiovisuelle ; Cécile Aubert est chargée de production ; Thomas Hercouët est créateur de contenus/directeur des programmes « L’Originale » ; Hélène Sifre est productrice. Ils signent au nom de l’ensemble du Collectif 25/35. Ce collectif réunit des jeunes citoyens de 25 à 35 ans, issus de milieux divers (culture, médias, innovation, numérique, éducation, enseignement supérieur) et passionnés standard la chose publique

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