Non-Stop Y a-t-il des scénaristes dans l’avion?

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Non-Stop Y a-t-il des scénaristes dans l’avion?

Non-Stop Y a-t-il des scénaristes dans l'avion

Liam Neeson pilote Non-Stop, un thriller détestable, mais quand même satisfaisant, de Jaume Collet-Sera.

Comme les suspenses se déroulant dans des avions ont souvent volé bas (excusez-là) avec des bides comme Turbulence (1997), Airspeed (1999) et Red Eye (2005), les attentes étaient plutôt minimes pour Non-Stop, un thriller écrit par un collectif d’auteurs surtout associés à la télé-réalité (oui, oui!) et mené par Jaume Collet-Serra, tâcheron à qui l’on doit des affres comme House Of Wax (un film d’horreur mettant en vedette… Paris Hilton!) et Orphan (œuvre d’épouvante au dénouement tordant tant il est ridicule).

Liam Neeson — qui refait équipe ici avec Collet-Serra après l’oubliable Unknown (2011) — prête ses traits tirés à Bill Marks, un air marshal au passé trouble qui n’est pas sans rappeler son personnage de chasseur torturé dans le fameux The Grey. On retrouve donc Marks chargé de la sécurité sur un vol New York-Londres où il se livre à un jeu du chat et de la souris meurtrier avec un correspondant communiquant avec lui via texto pour lui annoncer qu’il tuera des passagers jusqu’à ce qu’on lui verse 150 M$. Vous l’aurez deviné, le vol rassemble un véritable congrès de mines patibulaires, ce qui donne lieu à une version aérienne des 10 Little Indians d’Agatha Christie. Qui est ce mystérieux assassin? Est-ce la voisine de siège de Marks (Julianne Moore, sous-utilisée)? Est-ce l’une des deux agentes de bord interprétées par Michelle Dockery (Downton Abbey) et Lupita Nyong’o (12 Years A Slave)? Et si la menace venait d’ailleurs?

En dépit des CVs peu enviables des cinéastes derrière Non-Stop, le thriller — mené par un Liam Neesom quand même en forme — s’avère étonnamment efficace et va même jusqu’à maintenir une intrigue et un rythme plutôt intéressants malgré tous les obstacles imposés par le genre (un huis clos au décor évidemment drabe, une direction photo qui ne peut être qu’au service du récit, etc.). Collet-Serra et son équipe sacrifient toutefois leur petit exploit au profit d’un troisième acte ridiculement bâclé. Sans vendre la mèche, glissons tout simplement que vous-savez-quelle-tragédie est suscitée de façon assez paresseuse, merci. Ceci étant dit, Non-Stop demeure divertissant dans son genre. Dommage qu’une conclusion torchonnée ait l’effet d’un décalage horaire sur les cinéphiles une fois le générique venu.

En salle le 28 février

 

By | 2014-02-28T18:58:05+00:00 February 28th, 2014|Horaire des films|0 Comments

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