Les fauves sont lâchés! : florilège des petites phrases au grand destin politique

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Les fauves sont lâchés! : florilège des petites phrases au grand destin politique

«Les fauves sont lâchés!» C’est ainsi qu’Yves Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel avait ouvert la campagne présidentielle de 2002. Car oui, la politique est aussi une guerre des mots. Dans Élysée Circus (Éditions Tallandier), deux historiens, Jean Garrigues et Jean Rulhmann, passent au crible l’art de la petite phrase en politique. Efficaces, spirituels, parfois agressifs, les bons mots mettent les rieurs du côté du candidat: les médias et le public adorent, tout en critiquant ce penchant pour la vacherie. Voici douze phrases ou répliques qui ont fait mouche sous la Ve République.

● «Giscard est un traître par nature. Il n’en demeure pas moins indispensable. Allez le voir et persuadez-le de trahir dans le bon sens»: Général de Gaulle, au moment du vote du référendum de juin 1969.

● «Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand , le monopole du cœur»: Valéry Giscard d’Estaing, lors du débat télévisé du 10 mai 1974.

 «Jacques Chirac ment tellement qu’on ne peut même pas croire ce qu’il dit»: Marie-France Garraud, lors de la campagne des présidentielles de 1981.

● «Avant moi la France était coupée en deux. Avec moi, elle sera pliée en quatre»: Coluche, en novembre 1980.

 «Giscard a présenté sa candidature, on attend plutôt qu’il nous présente des excuses»: François Mitterrand, en juin 1980.

● «Vieux, vindicatif, venimeux, vaticinateur»: Jacques Chirac, à propos de François Mitterrand, lors de la campagne des présidentielles de 1988.

● «Besancenot, révolutionnaire fonctionnaire, qui doit passer plus de temps à tracter dans les manifs, qu’à distribuer le courrier, préposé au bac à sable des postados gauchistes»: Jean-Marie le Pen, septembre 2006.

● «Si Bush et Thatcher avaient fait un enfant ensemble, il l’aurait appelé Sarkozy»: Robert Hue, en 2005.

● «Ségolène? Elle séduit de loin et irrite de près»: Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, en 2007.

 «Chaque matin, Hollande pense à la présidence en nous rasant»: Guillaume Bachelay, plume de Martine Aubry, lors de la campagne pour les présidentielles de 2012.

 «La politique, c’est comme la cuisine on fait avec ce que l’on a»: Laurent Fabius, après avoir rallié la candidature de François Hollande pour les présidentielles de 2012.

By | 2016-11-23T15:41:17+00:00 November 23rd, 2016|Politique|0 Comments

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