L’âge, motif de discrimination le plus redouté par les salariés

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L’âge, motif de discrimination le plus redouté par les salariés

Illustration d'un open space
Illustration d’un open space – CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

20 Minutes avec AFP

Une majorité de salariés, hommes comme femmes, craignent avant tout autre motif d’être
victimes de discrimination du fait de leur âge.

Au total, 55 % des salariés redoutent une discrimination contre 56 % l’année dernière, selon un baromètre national de « perception de l’égalité des chances » TNS Sofres pour le
Medef, publié ce jeudi.

Mais tandis que les hommes semblent moins craindre d’être discriminés que l’an dernier (-4 points à 51 %), les femmes ont de plus en plus d’inquiétudes à cet égard (+4 points à 61 %). L’écart entre les deux (10 points) est le plus fort depuis cinq ans.

Motif de discrimination le plus redouté

Pour l’ensemble des salariés, l’âge est désormais le motif de discrimination le plus redouté : 36 % des salariées interrogées citent ce motif, sept points de plus qu’en 2015, comparé à 37 % des hommes.

Les femmes craignent également d’être discriminées en raison de leur genre (29 %), de leur situation familiale (22 %), de leur état de santé (20 %), de leur apparence physique ou encore de leur niveau de
diplôme (18 %).

Chez les hommes, 21 % citent le niveau de diplôme et 18 % l’apparence physique, juste derrière l’âge.

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Nathalie Bajos, directrice de la promotion de l’égalité chez le Défenseur des droits, a relativisé ces résultats lors de la présentation du baromètre au siège du Medef, soulignant le « décalage » entre perception et réalité.

Le respect des diversités et l’égalité des chances comme priorité

Selon une enquête sur le « vécu » des discriminations, qui doit être publiée prochainement par le Défenseur des droits, « le premier critère d’expérience de la discrimination pour la population féminine est lié au sexe, alors que pour les hommes, c’est l’âge », a-t-elle signalé.

Selon le baromètre, les stéréotypes de genre constituent d’ailleurs le deuxième motif de moqueries dans les entreprises (elles sont signalées par 51 % des personnes interrogées), derrière les heures d’arrivée et de départ (62 %).

Cependant, 77 % des salariés (+5 points en un an) pensent que le respect des diversités et l’égalité des chances sont prioritaires ou important pour leur entreprise.

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Si seuls 6 % des salariés (hommes et femmes confondus) estiment qu’ils pourraient être victimes de discrimination en raison de leurs convictions religieuses, on ne peut pas pour autant conclure à un « non-sujet » pour l’entreprise, note le Medef dans sa synthèse.

« L’indice de facilité de carrière » (perception des chances d’être recruté dans une entreprise, d’occuper un poste en contact avec la clientèle ou à haute responsabilité) progresse ainsi pour tous les profils cités (personne homosexuelle, noire, mère d’enfants en bas âge, plus de 50 ans, obèse, handicapée, etc.), sauf pour les personnes portant un signe religieux visible (-3 points à 52 %).

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By | 2016-10-06T13:56:54+00:00 October 6th, 2016|Économie|0 Comments

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