La presse s’indigne d’un retour du "pitoyable spectacle politique "

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La presse s’indigne d’un retour du "pitoyable spectacle politique "

La reconduction, mardi, de Claude Bartolone – battu lors des régionales en Ile-de-France – au perchoir de l’Assemblée nationale et la guerre des chefs à droite ont choqué nombre de quotidiens mercredi qui clouent au pilori des pratiques dont le Front national a fait son miel.

Claude Bartolone a été reconduit mardi président de l’Assemblée nationale par acclamation des députés socialistes. Une méthode qui a provoqué un chahut des députés de droite dans l’hémicycle qui ont accusé l’élu PS de « déserter » en raison de son absence en séance dans l’après-midi. C’est « le système de la barbichette, des prébendes, des copains et des coquins partout dénoncé deux jours plus tôt (qui) est reparti de plus belle », condamne Denis Daumin dans La Nouvelle République du Centre-Ouest.

Dans Le Républicain lorrain, Xavier Brouet s’offusque d’« une classe politique dont la pratique du pouvoir est devenue insupportable pour une opinion désormais allergique au cumul assimilé aux prébendes d’un autre siècle. »

Bartolone « l’anti-Xavier Bertrand »

« D’une pirouette, Bartolone est remonté sur le perchoir, Cambadélis a servi la soupe, Valls a réinventé les emplois jeunes en attendant de dissoudre les chiffres du chômage dans un méga plan de formation », dénonce Jean-Louis Hervois dans La Charente libre. « À peine l’encre des régionales est-elle sèche que le pitoyable spectacle politique reprend comme si aucun nuage n’avait survolé le pays. (…) Les petits arrangements continuent à l’envi », soupire Stéphane Siret dans les pages de Paris Normandie.

« Claude Bartolone, c’est aujourd’hui l’anti-Xavier Bertrand. Battu à Paris, il revient par une porte dérobée à l’Assemblée », remarque Le Midi libre sous la plume de Yann Marec. Vainqueur dans le Nord face à Marine Le Pen, en partie grâce aux voix de la gauche, Xavier Bertrand (Les Républicains) a annoncé qu’il renonçait à la primaire à droite pour la présidentielle et à ses autres mandats électoraux.

Pour Guillaume Goubert de La Croix, « en agissant ainsi, Xavier Bertrand (…) témoigne d’une capacité à se remettre en cause face à la sanction qu’ont exprimée les électeurs. On aimerait observer le même souci à l’échelle nationale, qu’il s’agisse de la gauche ou de la droite. » Malheureusement, nous dit Philippe Marcacci de L’Est républicain « sans nouvelles têtes, avec des pratiques d’un autre âge (…) le changement n’est pas pour demain. »

« C’est sûr (…), le FN n’a pas de souci à se faire », acquiesce, en écho, Sébastien Lacroix dans les pages de L’Union.

By | 2015-12-16T18:50:26+00:00 December 16th, 2015|Politique|0 Comments

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