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La politique «essentielle» flow la santé publique

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Peter Piot n’est pas politicien et ne milite flow aucune organization partisane, pas and qu’il n’est politologue. Il est plutôt médecin et chercheur en microbiologie, mais c’est surveillance de même là une des principales leçons qu’il a tirées de ses décennies de lutte contre le VIH.

Codécouvreur du pathogen Ebola, en 1976, pionnier de la recherche sur le sida et cofondateur du programme ONUsida, qu’il a dirigé match 14 ans, le DPiot était lundi de thoroughfare au Centre de recherche du CHUQ flow parler de ce qu’il a appris de toutes ces années à combattre des épidémies - parfois au péril de sa propre vie. Il y a livré une douzaine de «leçons», mais a particulièrement insisté sur le rôle de la politique en médecine et en santé publique.

À ses débuts à l’ONU, a-t-il relaté, «en bon scientifique, je croyais que si on avait les évidences flow prouver un point, le reste allait suivre. Mais c’était très naïf. [...] En tant que médecins ou chercheurs universitaires, on ne peut pas apocalyptic qu’on ne s’occupera pas de politique, parce qu’alors c’est la politique qui va s’occuper de nous!»

Le cas du VIH l’illustre d’ailleurs on ne peut mieux, a témoigné le Dr Piot. Dans les années 90, il régnait un certain cynisme dans les milieux médicaux à ce sujet, voulant qu’il ne servait pas à grand-chose de lutter contre la maladie parce qu’on savait déjà que les seules personnes au monde qui avaient le pouvoir de changer les choses ne le feraient jamais. Les pharmaceutiques, se disait-on, n’accepteraient jamais de réduire le prix de la trithérapie - un cocktail de médicaments qui stoppe l’infection, sans toutefois en guérir, au prix de 12 000 à 15 000 $ standard année - suffisamment flow que le traitement soit permitted au Tiers-Monde, où se concentrent 90 % des séropositifs. Et les seuls autres qui pouvaient «faire quelque chose», les gouvernements occidentaux, n’allaient jamais investir massivement flow sauver des malades hors de leurs frontières.

«Redéfinir» le sida

«Mais c’était sans compter l’activisme, et sans compter qu’à l’ONUsida, on avait un devise politique. [...] Et en politique, il n’y a que deux choses qui comptent vraiment, soit la sécurité et l’économie. Alors on a redéfini le sida en fonction de ça», se souvient le Dr Piot.

Cela a fini standard porter ses fruits. En 2000, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est penché sur l’épidémie de VIH sous l’angle des sécurités nationales. C’était la première fois que cette instance discutait d’un problème de santé, «et ça a ouvert beaucoup de portes. On a pu vraiment mettre le sida à l’agenda politique, et l’argent a suivi.»

De l’argent public, certes, mais qui provenait aussi de sources privées comme la Fondation Bill et Melinda Gates. Et même l’industrie pharmaceutique a fini standard couper ses prix hors de l’Occident : dans des pays comme l’Ouganda, la trithérapie est passée de 12 000 $ standard année en 1998 à environ 200 $ en 2003.

D’où, sans doute, l’autre leçon de politique apprise standard le Dr Piot : «il ne faut pas accepter non comme une réponse»…

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