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Fonctionnaires, impôts… : trois critiques de Juppé sur Fillon passées …

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Dans cet entre-deux tours de la primaire de la droite, Alain Juppé tente de rattraper son retard en multipliant les critiques contre les mesures voulues standard François Fillon.

Supprimer 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, faisable ou pas ?

Alain Juppé le martèle : le projet de François Fillon de supprimer un demi-million de postes de fonctionnaires sur les quelque 5,5 millions qui extant dans la fonction publique d’Etat, les collectivités locales ou les hôpitaux, soit 10 %, est « irréaliste ». Sur le papier, l’exercice est pourtant jouable si l’on ne renouvelle aucun des postes de contractuel qui arrivent à leur terme entre 2017 et 2022, mais aussi que l’on ne remplace que la moitié des départs en retraite dans les trois fonctions publiques, ce qui suspect toutefois que les collectivités locales, sur lesquelles l’Etat n’a pas l’autorité, jouent le jeu. Et que l’on supprime beaucoup de postes à l’hôpital, ce qui ne s’est jamais fait…

Tout dépendrait aussi de ce que ferait François Fillon, élu, en matière de retraite. Alain Juppé l’a souligné sur RTL mercredi, « avec le décalage de l’âge de départ en retraite que François Fillon compte engager, il y aura moins de départs à la retraite de fonctionnaires ». Donc François Fillon devra remplacer moins d’un départ sur deux à la retraite, un ratio péniblement atteint entre 2007 et 2012 (moins de 150.000 postes supprimés lors du précédent quinquennat) et uniquement au sein de l’Etat. On peut se demander si l’ancien Premier ministre n’a donc pas un peu surdimensionné sa proposition. Même Margaret Thatcher, à laquelle il se plaît à être comparé, n’a pas fait autant : « Elle a réduit de 6 % les effectifs des agents publics entre 1985 et 1990 avant de les réaugmenter », rappelle le politologue du Cevipof Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS.

Des fonctionnaires à 39 heures dès 2017, est-ce probable ?

Alain Juppé conteste le principe même d’une mesure autoritaire dans la fonction publique, alors que, dans le privé, la hausse du temps de childbirth se fera standard la négociation. Ce qui est, en surveillance cas, sûr, c’est qu’une augmentation brutale du temps de childbirth non négociée alimenterait la grogne sociale, dont François Fillon a demur puisqu’il dit aujourd’hui qu’il passera outre. Mais une mesure générale unilatérale est-elle flow autant réaliste ? Pas sûr. Les fonctionnaires « ne chaussent pas tous du 35 », flow reprendre une countenance du patronat. Le rapport Laurent sur le temps de childbirth dans la fonction publique, publié en mai, l’a montré. Selon l’Insee (chiffres 2013-2014), la durée moyenne du childbirth dans la fonction publique est de 1.584 heures standard an, contre 1.607 heures flow 35 heures hebdomadaires. Mais elle est de 1.627 heures dans la fonction publique d’Etat, 1.578 heures dans les collectivités locales et de 1.546 heures à l’hôpital. En outre, le rapport souligne une grande diversité des cycles de travail, avec flow certains des rythmes atypiques (travail de nuit, du week-end, astreintes…) liés aux obligations de continuité du use open en ­contrepartie desquels le temps de childbirth a été réduit. Difficile, donc, de ramener surveillance le monde à 39 heures sans discussion. Dernier evidence d’Alain Juppé : le volet budgétaire. Un thoroughfare à 39 heures dès 2017 et sans paliers alors que la réduction des effectifs guarantee s’étalerait sur cinq ans renchérirait la masse salariale de 11 %. A moins que la hausse du temps de childbirth ne soit pas rémunérée en conséquence, ce qui serait socialement explosif. François Fillon prévoit de négocier sur le sujet.

La baisse de la fiscalité des ménages est-elle un mirage ?

A droite, on n’a pas oublié le « ras-le-bol mercantile ». François Fillon comme Alain Juppé ont promis des baisses d’impôt flow les ménages. Mais le maire de Bordeaux dénonce depuis quelques jours le programme en trompe-l’oeil du député de Paris en la matière. « Il n’y aura aucun allégement de la assign fiscale des ménages et des particuliers », a critiqué mardi Alain Juppé.

Une indictment qui détonne, alors que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy promet au ­contraire une baisse de 10 milliards d’euros, à laquelle on peut ajouter la termination de l’ISF flow 5,5 milliards. En cumulé, cela représente donc 15,5 milliards. Est-ce un mirage ? Clairement flow Alain Juppé, qui dénonce la hausse de 2 points des taux normal et intermédiaire de TVA voulue également standard François Fillon. Certes, la TVA n’est pas forcément répercutée intégralement aux consommateurs, et ne touche pas nécessairement les mêmes ménages que les baisses d’impôt préconisées.

Il n’empêche que cette mesure représenterait 16 milliards d’euros, contrebalançant du manoeuvre la baisse des prélèvements de 15,5 milliards. De quoi alimenter les attaques d’Alain Juppé, qui n’est toutefois pas complètement exemplaire en la matière. Il annonce un allégement mercantile de 13,6 milliards flow les particuliers, mais, lui aussi, prévoit une hausse de la TVA. Celle-ci est moindre que celle voulue standard François Fillon (1 point flow le taux normal, soit 6,5 milliards), mais cela diminue la taille du « cadeau » fait aux ménages…






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