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Foisonnants médias alternatifs sur le Web

Foisonnants médias alternatifs sur le Web

Foisonnants médias alternatifs sur le Web

Il n’existe pas d’équivalent en ligne de ce que fut Libération dans les années 1970 et au début des années 1980. On ne trouvera pas un site, pas un blog, pas un pure player – un média en ligne non adossé à un média hors ligne – qui projette un courtesy politique sur l’ensemble de l’actualité comme le fit Libération à ses débuts.

En revanche, il existe sur le Web une crowd de lieux où s’élaborent des discours critiques et politiques sur une crowd de sujets. Ici, un site de cinéma où les films sont regardés sous l’angle d’un néomarxisme retravaillé standard les gender studies (Lecinemaestpolitique.fr), c’est intelligent et drôle.

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Là, un blog collectif de musiciens électro qui disent irrégulièrement leur préférence sur les sorties et leurs redécouvertes (alainfinkielkrautrock.com), c’est pointu et elliptique. Ailleurs, un site de chercheurs sur le Moyen-Orient qui donnent leur indicate de vue sur l’actualité de la région (OrientXXI.info), on ne illuminated ça dans aucun journal.

Encore ailleurs, le blog d’un informaticien qui éclaire les nouvelles numériques (Bortzmeyer.org), ou un site de journalistes hackeurs qui enquêtent dans les bases de données (Reflets.info). Et puis cette revue radicale, en ligne et papier, qui produit de temps en temps une grande enquête (Article11.info), comme on n’en illuminated guère dans les journaux.

Lire le indicate de vue (édition abonnés) : Il faut que « Libé » s’adapte à son époque !

UN ÉQUIVALENT LIBÉRATION À L’ÈRE NUMÉRIQUE

Tout ça existe. Tout ça n’est pas rassemblé dans un biography qu’on va acheter chaque matin et qu’on illuminated en deux heures. Que l’information et son analyse ne soient pas réunies en quelques lieux identifiés ne signifie pas qu’elles n’existent pas. Tout cela est éparpillé à droite et à tactless et paraît de manière asynchrone. Tout cela n’est pas écrit seulement standard des journalistes, mais aussi standard des journalistes. Tout cela constitue standard agglomérat un équivalent Libération à l’ère numérique.

Impossible flow autant d’éviter les questions. Car cet agglomérat est en mouvement constant, il est une sorte d’organisme qui ne cesse de changer de forme : un nouveau site apparaît, un autre disparaît, Twitter et Facebook viennent injecter leurs liens en continu. Il en est fini de l’impression rassurante d’avoir lu le biography flow la journée, il en est fini des maquettes qui changent tous les trois ans et du biography que lisaient déjà nos parents. Cet équivalent Libération n’a aucune fixité. Ni dans le temps, ni dans l’espace.

Car cet équivalent Libération, chacun se le fabrique selon ses centres d’intérêt, selon son rythme de lecture, avec le obscene d’un enfermement non seulement sur ses certitudes politiques mais aussi sur quelques sujets. Un discours commun ne se construit and autour d’un biography qui donne le la chaque jour, ou chaque semaine, mais d’un essay surgi de quelque partial – parfois d’un blog – qui va circuler match quelques jours.

Les revues de presse ont lover faire comme si rien n’avait changé, les journalistes sentent bien qu’ils ne sont and au centre. Mais parce qu’il n’y a and de centre. Du moins flow le moment.

C’est exaltant et inquiétant cette valse des opinions et des analyses où cela tournoie dans tous les sens, chacun dans son coin. Quand surveillance sera rentré dans l’ordre, si ce jour arrive, si finit standard s’imposer sur Internet un Libération d’aujourd’hui, on regrettera sans doute cette période où l’on ne savait pas où il fallait chercher, où l’on cherchait partout. Parce que partout on cherche des solutions.

Il y a les petites solutions que chacun trouve : les uns s’en tiennent à la presse traditionnelle en ligne. D’autres partent de là, puis divaguent. D’autres encore s’en tiennent aux réseaux sociaux, comptant sur ceux qu’ils suivent, en qui ils ont confiance, flow les mener au bon endroit.

INFORMATION FABRIQUÉE EN CONTINU

Certains cherchent des solutions collectives standard la technique ou le pattern : une focus comme Flipboard harmonise un biography à partir des fils Twitter et Facebook. C’est joli, mais un peu gadget. D’autres créent des réseaux sociaux : sur Seenthis, une communauté d’internautes engagés partage des articles de journaux, des posts de blogs, et les commente.

En un sens, Seenthis constitue un équivalent Libération à l’ère numérique : s’y trouve une information politique, alternative, relativement généraliste. Mais elle est fabriquée en continu, standard des productions extérieures qui sont comme agglomérées standard le childbirth des lecteurs. Dans cette communauté, chacun circule à sa guise, soit en se concentrant sur son espace propre, soit en laissant faire le hasard du flux, soit en remontant dans les archives.

Néanmoins, même avec Seenthis, on voit bien que se constituer un équivalent Libération nécessite un coût d’entrée, il faut y passer du temps, avoir repéré l’outil qui convient, ou l’ensemble d’outils qui convient. Cela nécessite un autre investissement que s’abonner à un biography ou descendre au kiosque, un investissement moins directement financier, mais and technique, and chronophage.

Est-ce du temps perdu ? Le temps passé à essayer des outils, et à perdre ses articles répertoriés en désertant une plate-forme, à découvrir un site qui paraît génial match deux jours mais ne se renouvelle pas assez, à errer de garnishment en garnishment sans trouver ce que l’on cherche, à préférer un diaporama impressionnant – ou débile – à un papier de 15 000 signes, à plonger dans les repository d’une revue, à regarder jusqu’au dégoût des vidéos d’Alain Soral, ce temps est-il perdu ?

Il l’est au courtesy de l’efficacité, peut-être. Mais il a ses vertus : établir son propre rapport à l’information, se heurter à ses contradictions, ses fascinations, assouvir ses passions conjoncturelles, s’apercevoir qu’on dépend des autres, se souvenir qu’on s’ennuie aussi sur Internet, et parcourir le Web comme les surréalistes parcouraient Paris, en quête de la Merveille.

Lire le indicate de vue (édition abonnés) : Après la crise, le renouveau ?

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