Deux ans de prison pour un ex-attaché politique

///Deux ans de prison pour un ex-attaché politique

Deux ans de prison pour un ex-attaché politique

L’ex-attaché politique d’un député péquiste passera les 24 prochains mois derrière les barreaux pour avoir volé son patron et fraudé 13 personnes pour 200 000 $.

Jean Paquette est reparti de la salle d’audience du palais de justice de Saint-Jérôme menotté, sa famille en pleurs. L’ex-attaché politique passera deux ans derrière les barreaux en raison des vols, fraudes et voie de fait perpétrés à l’encontre de l’ex-député de Groulx René Gauvreau et de 13 autres victimes.

Carte du patron

En volant, entre 2008 et 2010, plus de 5000 $ sur la carte de crédit de son patron René Gauvreau, l’ex-député de Groulx, Jean Paquette «a ruiné la carrière politique d’un homme engagé et dévoué, dont l’honnêteté a été remise en cause par les médias et qui a été écarté du caucus de son parti. Des torts irréparables», a dit le juge Paul Chevalier.

Jean Paquette utilisait son titre d’attaché politique pour augmenter sa crédibilité envers ses victimes.

Il a fait usage de faux documents, et menti pendant quatre ans, ce qui constitue un facteur aggravant, selon le juge.

Jean Paquette se dit victime de harcèlement de la part des gens qu’il a fraudés, ainsi que victime de l’acharnement des médias. Il a tenté d’obtenir la clémence du juge en disant qu’il était enfant unique et qu’il était le seul à pouvoir s’occuper de sa mère, résidente d’un CHSLD.

Non crédible

Le juge ne croit pas à ses remords, qui «constituent davantage un exercice de victimisation et une description de ce qu’il a vécu depuis son arrestation».

Jean Paquette a donc été condamné à une peine de 24 mois de prison et trois ans de probation. Même s’il a promis de rembourser ses victimes, le juge considère cet objectif comme «irréaliste et irréalisable», puisque le fraudeur a déclaré faillite quatre fois.

Une des victimes de Paquette, Jean-Marc Proulx est en colère, puisque le jugement rendu n’oblige pas le fraudeur à lui rembourser les 13 800 $ qu’il lui doit.

«Selon la loi, il n’avait pas le droit d’inclure l’argent qu’il devait à ses victimes dans ses faillites, mais il l’a fait quand même. Maintenant, c’est à nous de retourner en cour pour prouver que cet argent nous a été soutiré par la fraude, si on veut être sorti de la faillite et finir par être remboursé», dit-il.

By | 2016-11-23T15:41:17+00:00 November 23rd, 2016|Politique|0 Comments

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