Débat Juppé-Fillon: cinq minutes pour la politique étrangère

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Débat Juppé-Fillon: cinq minutes pour la politique étrangère

Alors qu’on les attendait au tournant, surtout depuis que Vladimir Poutine s’est invité dans la primaire à droite, Alain Juppé et François Fillon n’ont consacré que cinq minutes aux questions de politique étrangère, au bout de près de deux heures de débat.

Juppé n’a pas manqué de relever que c’était la «première fois dans un débat pour une élection politique française qu’un chef d’Etat russe choisit son président», Poutine ayant qualifié Fillon de «grand professionnel» mercredi. Fillon, très attendu sur le sujet, a pris ses distances avec Vladimir Poutine, avec lequel il n’a eu que des «relations de Premier ministre à Premier ministre», alors que leur amitié était le sujet de conversation principal de ces derniers jours. Pas question pour Fillon de réviser les alliances de la France, qui «partage des valeurs avec les Etats-Unis, mais pas avec la Russie»

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Il a toutefois qualifié la politique de François Hollande envers la Russie d’«absurde», qui pousse la Russie «à se durcir, à s’isoler, à renforcer les réflexes nationalistes» alors que la question syrienne ne pourra pas être réglée sans elle. Fillon considère que «pour stopper cette guerre, il faut réussir à ramener les Russes dans la discussion. Mais aussi parler à l’Iran, qui a un rôle clé dans le conflit syrien, et accepter l’idée qu’il y aura un statut au moins temporaire». Juppé a lui réitéré sa conviction que «Bachar al-Assad au pouvoir ne permettra pas la paix en Syrie».

Le cas de la Crimée n’est pas négociable a ajouté Juppé, qui n’acceptera jamais son annexion, tout en exigeant que les accords de Minsk soient appliqués. Fillon a été plus glissant sur le sujet, en insistant pour que la question de la Crimée soit traitée dans le respect du droit international. Quant aux accords de Minsk, la Russie n’est pas la seule à ne pas les appliquer. Selon Fillon, le problème est aussi du côté de Kiev, qui refuse de reconnaître l’autonomie de la province sécessionniste du Donbass. 


Veronika Dorman

By | 2016-11-25T03:47:20+00:00 November 25th, 2016|Politique|0 Comments

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