Copé soupçonné de surfacturation à hauteur de 8 millions d’euros

///Copé soupçonné de surfacturation à hauteur de 8 millions d’euros

Copé soupçonné de surfacturation à hauteur de 8 millions d’euros

Sale temps sur l’UMP. Event cie, une filiale de Bygmalion, agence de communication qui appartient à deux proches de Jean-François Copé, a touché 8 millions d’euros pour l’organisation de meetings lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, révèle jeudi 27 février “Le Point”, qui en fait sa une. 

Une information que Jean-François Copé et son entourage ont immédiatement démentie. Un conseiller du chef de l’UMP a d’ailleurs annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation.

Les documents que “Le Point” a pu consulter montreraient qu’Event cie a surfacturé certaines de ses prestations à l’UMP hors appels d’offres et que “lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels”.

Créée en 2008, Bygmalion est dirigée par deux anciens proches collaborateurs de Jean-François Copé : Bastien Millot et Guy Alves, “qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d’abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre”, indique l’hebdomadaire. Dès la naissance de cette société en 2008, Jean-François Copé aurait multiplié les commandes.

Un détour par le Luxembourg

Ce n’est pas tout. Selon “Le Point”, les statuts de Bygmalion relèvent d’un montage financier complexe, avec pour actionnaire une SARL hébergée au Luxembourg. Un actionnaire des plus discret puisqu’il serait resté caché durant trois ans. Il s’agirait en fait d’une holding familiale appartenant à Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds lié au Qatar.

Or l’hebdomadaire rappelle que, lorsqu’il était ministre du Budget, en 2006 et 2007, Jean-François Copé avait justement permis la vente de deux biens immobiliers de l’Etat au Qatar. Or “dans ces deux transactions, l’intermédiaire n’était autre que le fonds d’investissement dirigé par Emmanuel Limido », affirme “Le Point”Un Emmanuel Limido qui, entre les deux ventes, avait recruté Guy Alves, alors chef de cabinet de Jean-François Copé avant de devenir dirigeant de Bygmalion.

“Totalement faux !”

“Du grand n’importe quoi. (…) C’est totalement faux !”, a lancé hier soir Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, invité d’iTélé hier soir. Il évoque “un mensonge complet, un mensonge éhonté”. Il précise que Jean-François Copé porte plainte pour diffamation contre les journalistes, le magazine et Franz-Olivier Giesbert.

L’ancien PDG et directeur du “Point”, actuel conseiller du journal, a répondu aux attaques depuis sa “retraite provençale, sous (s)es oliviers”. ll prend la défense des “deux excellents journalistes d’investigation du ‘Point'”, Mélanie Delattre et Christophe Labbé, et lance : “Il est temps que Jean-François Copé s’habitue à une presse indépendante”.

Voir les réactions à l’UMP après les révélations du “Point” : 

By | 2016-12-14T04:10:34+00:00 December 14th, 2016|Société|0 Comments

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