Copé contre-attaque, Giesbert en rigole

///Copé contre-attaque, Giesbert en rigole

Copé contre-attaque, Giesbert en rigole

L’accusation vient d’un article du Point publié jeudi. Il y est écrit que Jean-François Copé a “sponsorisé avec l’argent de l’UMP” la société Bygmalion fondée par deux de ses proches. Tout de suite, le principal intéressé a lancé la contre-offensive et annoncé porter plainte pour diffamation contre l’hebdomadaire. “C’est absolument immonde”, a lâché sur i-Télé le député-maire de Meaux jeudi matin. “C’est un coup monté totalement, de manière absolument ignoble. Il n’y a qu’une manière d’y répondre, c’est par la voie des tribunaux”, a-t-il dit.

Jean-François Copé et son entourage tiennent leur argument : tout vient de la “haine” qu’entretient Franz Olivier-Giesbert, directeur de l’hebdomadaire, à l’encontre du patron de l’UMP. Il raconte que ce dernier l’attaque “depuis des mois et des mois”, comme il le fait avec “Nicolas Sarkozy pour [les] détruire”. Jérôme Lavrilleux a relayé jeudi sur France Info le même message. “Le magazine Le Point et singulièrement son dirigeant historique Franz-Olivier Giesbert poursuivent Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy de la même haine.” Et de poursuivre sa démonstration : “Monsieur Giesbert le fait à la télé, à longueur d’éditos. Jusqu’à présent nous n’avons pas réagi mais là nous avons décidé de dire que trop, c’est trop. C’est un combat personnel de Monsieur Giesbert et de sa rédaction contre Jean-François Copé.” Jérôme Lavrilleux prend pour preuve “les articles des semaines et des mois précédents”. “Ecoutez monsieur Giesbert quand il interviewe Jean-François Copé dans l’émissionDes paroles et des actes, vous verrez le degré de haine qui existe de ce monsieur à l’égard de Jean-François Copé”, dit-il encore.

“Copé, la preuve que le ridicule ne tue pas”

Sur le site du Point, FOG lui a répondu. “Le complotisme est une maladie”, commence-t-il. Il estime que Jean-François Copé le vise parce qu’ il a “eu souvent le malheur, en effet, de rappeler au ‘président’ de l’UMP qu’il avait triché aux élections internes de son parti comme le prouve sans appel le livre très documenté de Carole Barjon et de Bruno Jeudy (rédacteur en chef au JDD, Ndlr), Le Coup monté (Plon).””En me désignant pour faire diversion et en prenant toute la droite en otage, Nicolas Sarkozy compris, Jean-François Copé est tombé, une fois encore, dans le comique involontaire”, écrit Franz Olivier-Giesbert. Et de conclure : “Même s’il reste l’un des politiciens les plus impopulaires de France, alors que les échecs du gouvernement devraient le ‘booster’, le ‘président’ de l’UMP est la preuve vivante que finalement le ridicule ne tue pas. Qu’il nous permette donc de rire de sa réaction : au point où il en est, ce sera de toute façon sans danger pour lui.”

Sur le fond, Jean-François Copé et son entourage ne contestent pas avoir facturé huit millions d’euros à Bygmalion mais assure qu’à aucun moment, il n’y a eu de surfacturation. “C’est extrêmement grave, c’est un tissu de mensonges”, a assuré Jean-François Copé. Jérôme Lavrilleux a détaillé sa version partout dans les médias. “Les huit millions facturés à cette entreprise sont vrais. Mais il n’y a pas eu de surfacturation. Ça a été fait au prix du marché, sinon, ça n’aurait pas été validé par la Commission nationale des comptes de campagne qui vérifie ce genre de choses”, a-t-il expliqué sur France Info.

By | 2017-02-23T08:46:31+00:00 February 23rd, 2017|Société|0 Comments

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