César: qu’est-ce qui fait le succès des Belges? Chat avec Patrick …

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César: qu’est-ce qui fait le succès des Belges? Chat avec Patrick …

Chat avec Patrick

“Dead man Talking” de Patrick Ridremont, déjà récompensé par le Magritte du premier film en 2013, est en lice pour le César du meilleur film étranger, tout comme son compatriote flamand, Felix Van Groeningen, avec “The Broken Circle Breakdown” (Alabama Monroe dans sa version francophone).

C’est la troisième fois, dans l’histoire de ces César, que deux films belges s’affrontent dans cette catégorie. Il ne faut toutefois pas se faire d’illusions (même si on ne sait jamais), la concurrence est rude. Leurs concurrents sont “Blue Jasmine” de Woody Allen, “Django Unchained” de Quentin Tarantino, “La Grande Belezza” de Paolo Sorrentino, “Gravity” d’Alfonso Cuarón et “Blancanieves” de Pablo Berger.

Par ailleurs, Patrick Ridremont a été accusé de jeter le “discrédit” sur les prix du cinéma français. Une critique à laquelle il a répondu ce mercredi dans le journal Le Soir : “Ce n’est pas tant mon film qui jette le discrédit sur les Césars que les Césars qui jettent du crédit sur mon film! Quand je pense à la façon dont Nexus, mon producteur, s’est battu, je trouve cela déplacé comme attaque. Je vais vous dire la vérité : n’importe quel producteur de film étranger peut demander que son film soit inclus dans le coffret des Césars s’il paye 8000 euros. Vu que le film a fait moitié moins d’entrées en France (8000) qu’en Belgique, personne ne l’a vu et si l’on estime que cela vaut la peine, il fallait lui donner une chance d’être vu. Au contraire de son coproducteur français, mon producteur belge, Sylvain Goldberg, qui a perdu de l’argent avec ce film, a estimé que cela valait la peine d’en perdre encore un peu pour adjoindre Dead Man Talking au coffret. Mais cela ne force pas les 7000 votants du cinéma français à regarder le film, encore moins à l’aimer et encore moins à voter pour lui. A côté de cela, ce qui a incontestablement joué pour moi, c’est l’exception française, le fait qu’il est désormais obligatoire d’avoir un film francophone dans la catégorie meilleur film étranger. C’est d’autant plus formidable qu’on me reprochait justement d’avoir fait ce film en français, me disant que la thématique de la peine de mort était plus porteuse en anglais.”

Le chat de ce vendredi sera l’occasion de se demander pourquoi les films francophones belges (contrairement aux films flamands) continuent à avoir du mal à percer en Belgique alors qu’ils plaisent à l’étranger, et surtout en France. On se demandera aussi ce qui fait leur charme. Toutes vos questions et/ou commentaires dans notre chat de ce vendredi en cliquant sur le lien, ci-dessous, dès 12h30 :

By | 2014-02-28T18:54:17+00:00 February 28th, 2014|Charme et prestige|0 Comments

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