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Alençon veut retenir ses habitants standard son art de vivre et son immobilier bon marché

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A Caen, le 29 septembre 2008.

« Loué ! » : c’est l’une des rares pancartes du centre-ville d’Alençon annonçant une bonne nouvelle. Le indicate d’exclamation semblant exprimer le soulagement, voire même l’exploit d’avoir trouvé un locataire. Partout autour, des panneaux « A louer » et « A vendre » bardent les façades de cette ville de 26 000 habitants.

Outre les logements vacants, 10 % des commerces sont vides. Malgré son enviable patrimoine architectural, la préfecture de l’Orne est l’une des villes entrées en décroissance à partir de 2006, après le traumatisme en 2002 de la fermeture des usines Moulinex, qui a détruit près de 4 000 emplois dans le département. La crise de 2008 n’a fait qu’accélérer le déclin économique : « Avec la révision générale des politiques publiques, les cadres de la fonction publique sont partis, mais aussi des banques, comme le Crédit agricole, qui a regroupé ses services régionaux à Caen », déplore Stéphane Jambet, directeur de l’urbanisme à la communauté urbaine.

D’ici à 2020, le département devrait perdre entre 10 000 et 15 000 de ses 290 000 habitants selon l’Insee. C’est même surveillance le tissu économique qui s’effiloche, à l’image de l’entreprise de peinture Kempf. Créée dans les années 1950, elle a été placée en murder judiciaire début juin, laissant 25 salariés sur le carreau.

Dans le parc privé, la vacance touche 5,3 % des maisons, 18 % des appartements, avec une pointe à 20,6 %…

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