A la Une: frappes américaines en Syrie à l’aube

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A la Une: frappes américaines en Syrie à l’aube

Les États-Unis ont commencé les frappes contre le mouvement de l’État islamique, titre le Washington Post. Des bombes depuis les airs et la mer ciblent des positions de l’organisation, renchérit le New York Times, opérations menées avec les alliés des États-Unis. Cependant en Irak, poursuit le New York Times, les frappes menées depuis déjà six semaines par l’aviation américaine ont échoué à déloger l’organisation de l’État islamique : elles ont à peine réussi à faire bouger leur emprise sur près d’un quart du territoire irakien, et ceci en partie à cause du fait que certaines tribus sunnites préfèrent ne pas s’impliquer, écrit le journal, alors qu’elles ont longtemps été méprisées et maltraitées par le pouvoir central.

Des frappes juste avant l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU

Ces frappes interviennent quelques heures avant qu’Obama ne tente de convaincre d’autres États à la tribune de l’ONU de rejoindre la coalition pour lutter contre l’organisation de l’État islamique, fait remarquer le Washington Post. Mais en ordonnant ces attaques, Obama propulse l’armée américaine directement dans la guerre civile syrienne, ce qu’il avait tenté d’éviter par tous les moyens depuis le début du conflit en 2011. Selon Politico, ces frappes en Irak et maintenant en Syrie compliquent un peu plus sa stratégie diplomatique.

Les dirigeants du monde entier sont attendus mercredi à New York, dont le Vénézuélien Nicolas Maduro

Ce sera la première intervention du président vénézuélien depuis son élection en avril 2013. Tal Cual rappelle que l’an dernier, il avait envoyé son ministre des affaires étrangères, Elías Jaua, car il y avait des menaces contre lui, avait-il déclaré. Cette fois, malgré les manifestations d’opposants vénézuéliens, Nicolas Maduro a annoncé qu’il allait « porter à New York la voix du Venezuela, de l’ALBA, l’Alliance bolivarienne pour les peuples des Amériques, et la voix de Chávez ».

Mais alors qu’il espère obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU le mois prochain, le New York Times et le Washington Post contestent ses velléités en publiant des éditoriaux critiquant son bilan répressif pendant les manifestations, et rappelant le maintien en détention de plusieurs membres de l’opposition, souligne El Universal.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff, candidate à l’élection présidentielle, sera aussi sur place

Dilma n’abordera pas de sujets polémiques et mettra l’accent sur la lutte contre la faim, titre O Globo, en montrant, chiffres de la FAO à l’appui, que le Brésil a réduit de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le pays. Un discours qui s’adressera surtout à l’opinion publique brésilienne, selon un membre du gouvernement.

Après sa participation à la réunion sur le climat ce mardi, la présidente fera un discours mercredi à l’ONU en mettant en exergue les points positifs du gouvernement PT, et en soulignant les actions positives du Brésil à l’étranger, tout en se gardant d’intervenir sur les sujets polémiques comme l’Ukraine, Israël, la Palestine et l’espionnage par les services de renseignement américains. Certains de ses opposants lui reprochent d’avoir affaibli le rôle du Brésil dans le groupe des pays émergents, conclut O Globo.

De son côté, la Colombie compte sur le soutien de l’ONU pour le post conflit

Lors d’une réunion entre le président colombien Juan Manuel Santos et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, il a été question de propositions de coopération de l’ONU pour le financement des accords, la vérification du désarmement, les garanties de cessez-le-feu et la participation à des missions spéciales de paix, rapporte El Espectador. Mais selon les diplomates colombiens, les forces armées colombiennes ne pourront pas participer à ces missions tant que le conflit perdure.

Le Bolivien Evo Morales a inauguré hier la première conférence sur les peuples autochtones de l’ONU

C’est la première fois que l’ONU (après les réunions du Groupe de travail sur les peuples autochtones) lance une conférence pour débattre des droits des populations autochtones, a souligné Evo Morales après le discours inaugural de Ban Ki-moon ce lundi, rapporte La Prensa. Pour sa part, Radio Cooperativa du Chili cite le président bolivien, candidat à sa réélection le 12 octobre prochain, qui a déclaré : « nous avons démontré que le mouvement autochtone est bien capable de remporter des élections et aussi de gouverner ».

By | 2014-09-23T23:53:00+00:00 September 23rd, 2014|Éditoriaux|0 Comments

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